Marquage au Sol Routier 2026 : Bandes, Couleurs et Réglementation


Le marquage au sol routier est codifié en France par l’arrêté du 16 février 1988 et par l’Instruction Interministérielle sur la Signalisation Routière (IISR) – livre I, 7ᵉ partie. Toute la signalisation horizontale repose sur une unité de largeur « u » dont la valeur varie selon la voirie : u = 6 cm sur autoroute, u = 5 cm en agglomération. Ainsi la ligne T2 (axiale ordinaire) mesure 2u = 12 cm, la T3 (rive autoroutière) 3u = 18 cm et la T4 (interdiction de dépasser) 4u = 24 cm. Deux couleurs seulement sont admises : le blanc pour le marquage permanent et le jaune exclusivement pour le marquage temporaire de chantier (en complément ou en remplacement). Tour d’horizon des largeurs, des bandes T2/T3/T4, des cadences (3-3 ou 3-1,33), des peintures réglementaires et de la jurisprudence 2026.

Le saviez-vous ? L’arrêté du 16 février 1988 reste le texte de référence de toute la signalisation horizontale française. Il a connu plus de 40 mises à jour depuis sa parution, dont la dernière en octobre 2024 portant sur le marquage des voies vélo.

Bandes routières françaises : largeur et cadence

Bande Largeur Cadence (trait-vide) Usage
T1 2u (12 cm) 1,5 m – 5 m Marquage transversal
T2 (axiale) 2u (12 cm) 3 m – 10 m Ligne axiale ordinaire
T3 (rive) 3u (18 cm) 3 m – 3,5 m Rive d’autoroute
T4 (annonce) 2u (12 cm) 39 m – 13 m Annonce interdit dépasser
T4′ 5u (30 cm) 20 m – 6 m Pré-signal entrée carrefour
Ligne continue 2u à 3u Pleine Interdiction de chevaucher

marquage au sol routier

Le marquage au sol relève de la signalisation et de la sécurité routière. Il s’agit de l’ensemble des marques au sol permettant aux usagers de la chaussée carrossable de respecter le sens de circulation, la bonne voie et toutes les règles du code de la route.
Le marquage routier est la matérialisation de la signalétique au sol, permettant d’induire un comportement chez les usagers. Sans ce balisage, il serait impossible à un véhicule de circuler normalement.
Marquages à la peinture, bandes thermocollées ou adhésives, peintures ou résines, il existe toute une gamme de produits destinés à la mise en place d’un marquage au sol. Le choix dépend notamment du type de surface et de l’utilisation qui en sera faite (chantier routier, parking, emplacement de stationnement, etc.). 
Nous vous expliquons des différentes possibilités utilisables pour matérialiser la signalétique routière horizontale.

Peintures routières : application et utilisation

Qu’il s’agisse de tracer une ligne continue entre deux voies de circulation, de signaler un arrêt de bus, ou de matérialiser tout autre type de signalisation, la peinture est le produit le plus utilisé. 
Résistante et visible, elle permet un marquage au sol durable et parfaitement reconnaissable. Toutefois, son application demande des moyens particuliers. Pour l’application de lignes par exemple, on utilise une machine de traçage équipée d’un appareil de pulvérisation “airless“ qui permet de maintenir une parfaite maîtrise de l’ouvrage. Ainsi, les lignes obtenues sont à la fois nettes, précises et parfaitement adhérentes au sol. Pour l’obtention d’une ligne discontinue, on utilise également cette machine de traçage afin d’obtenir des segments de même taille.
Dans le cas de besoins particuliers, l’emploi d’un pochoir peut s’avérer nécessaire. Ainsi, pour signifier un emplacement de parking réservé aux personnes en situation de handicap, on utilisera un pochoir et l’application de la peinture sera faite soit au rouleau, soit au pulverisateur “airless“. De cette façon, un motif précis et normé est mis en place, conformément à la réglementation en cours.
Plusieurs types de peintures sont utilisées pour ces applications : 

  • Les peintures contenant des solvants.
  • Les peintures contenant des solvants aliphatiques non-nocifs.
  • Les peintures à l’eau (écologique).
  • Les peintures bi-composants, très résistantes, parfaites pour réaliser des marquages au sol tenus de supporter une usure mécanique (passages répétés de véhicules sur les routes par exemple).

Ces peintures sont tenues de respecter le critère NF afin d’être utilisable pour l’application de marquage au sol.

Résine à froid : quelle différence avec la peinture ?

Il s’agit d’un produit bi-composants : un durcisseur et une base.
Après avoir mélangé chacun des composants, la résine est appliquée au sol et durcit par polymérisation. L’application se fait à la spatule, par fines couches homogènes, assurant ainsi une parfaite adhérence du marquage.
Très résistante à l’usure mécanique, sa durée de vie est de 5 à 8 ans, même dans des zones fortement exposées aux passages répétés de véhicules. Elle permet de créer un traçage durable, même en milieu urbain.
Contrairement à la peinture, elle est utilisée ponctuellement pour matérialiser certains éléments sur la chaussée (flèche de changement de voie, rond-point, passage piéton, etc.), dans des zones à fort trafic. Et compte tenu de ses propriétés, elle sert de complément à la peinture pour matérialiser certains éléments spécifiques, plutôt que des lignes de séparation de voies de circulation.

La résine à chaud, ou résine thermoplastique

Plus qu’une résine, il s’agit d’un produit thermoplastique. Il s’agit d’un revêtement thermofusible.
Concrètement, ce matériau se présente sous forme de poudre (cristaux) de matière plastique, qui, une fois chauffés fusionnent et donnent un revêtement extrêmement résistant et anti glissant.
Pour son application, plusieurs façons de procéder sont possibles : 

  • Le coulage : à l’aide d’un sabot fondeur, la résine est appliquée par gravité. Une fois fondue, elle finit par tomber au sol et matérialiser le marquage. Dans ce cas, l’application peut être réalisée à la main ou à l’aide d’une machine de traçage qui embarque le sabot.
  • L’application par projection : Comme pour de la peinture, la résine est appliquée à l’aide d’un appareil à air comprimé, permettant de tracer des lignes nettes et homogènes. Cet ensemble comporte également une partie chauffante puis une buse de projection. Le traçage est très net et très résistant.
  • L’application par extrusion : dans ce cas, le dispositif employé est équipé d’une tête d’extrusion. Cette dernière permet de chauffer et de projeter la résine. Il s’agit de la méthode la plus rapide pour l’application de cette résine. Le résultat est très net et durable.

Ces produits présentent l’avantage de créer une signalisation claire, nette et durable. Ce revêtement de marquage au sol est parfaitement adapté aux zones exposées à un important trafic routier, l’idéal en milieu urbain. Sa résistance permet une durabilité très intéressante : entre 5 et 8 ans, selon les conditions et la quantité de véhicules au quotidien.

Bandes élastomères

Il s’agit d’éléments préfabriqués, qui permettent une application rapide et une circulation immédiate après la pose. Ces bandes permettent de matérialiser des flèches au sol par exemple, ou des sigles particuliers (pistes cyclables, etc.).
Dans cette gamme, on distingue différents produits, dont l’application variera selon la matière des bandes et la nature du revêtement : 

  • Les bandes élastomères auto-adhésives : aucun matériel n’est nécessaire pour leur application.
  • Les bandes élastomères à coller : ces dernières s’appliquent à l’aide de colle ou sur bitume encore chaud.
  • Les bandes en résine méthacrylate : elles s’appliquent à l’aide d’une colle spécifique (colle de scellement).
  • Les autres bandes thermocollantes doivent être appliquées au chalumeau. Une fois chauffées, elles adhèrent parfaitement au revêtement de sol.

Grâce à tous ces produits et ces différents procédés, il est possible d’adapter le marquage au sol en fonction des conditions et du revêtement à équiper.
Toutefois, la signalisation ne se limite pas seulement à la signalétique de couleur. On utilise également du mobilier urbain afin de délimiter et de signaler aux automobilistes différentes zones de circulation.

Le mobilier urbain complémentaire du marquage au sol

Pour signaler une zone urbaine où l’on est tenu de circuler à 30 km/h par exemple, l’emploi de ralentisseurs et de coussins berlinois est largement répandu. Il en va de même dans le cas de la mise en avant d’un passage piéton ou d’une sortie d’école par exemple.
Le mobilier urbain ne se limite pas au panneau de signalisation, il s’agit de tout un panel d’accessoires permettant de délimiter et signaler différentes zones. 

Le ralentisseur

Lorsqu’il n’est pas directement coulé dans le bitume, un ralentisseur est généralement fait de caoutchouc très résistant, de couleur voyante (jaune zébré de noir, rouge et blanc, etc.).
Fixé par de longues vis dans le sol, il permet d’induire un ralentissement des automobilistes à l’approche de certaines zones.

Le coussin berlinois

Un coussin berlinois est généralement composé de plusieurs parties en caoutchouc très résistant, qui s’assemblent pour former une plateforme d’une largeur de 1,80 m, permettant de signaler des zones de faible vitesse.
Rouge et blanc, il est très visible et résiste aux passages de véhicules poids lourd. Lui aussi est largement utilisé pour assurer le marquage au sol de certaines zones urbaines.

Conclusion

Bien évidemment, le marquage au sol routier est normé et est tenu de répondre à une réglementation stricte. Aussi, tous les matériaux et accessoires à employer doivent répondre aux critères de résistance et de compatibilité environnementale afin d’être intégrés à tout projet.
Le marquage au sol routier relève aussi bien du bon fonctionnement du trafic routier, que de la sécurité des utilisateurs. Il est donc d’une importance capitale, aussi bien en zone urbaine qu’en rase campagne.

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À retenir : Sur autoroute, u = 6 cm ; en agglomération, u = 5 cm. Cette différence explique pourquoi les bandes T3 mesurent 18 cm sur autoroute mais 15 cm en ville pour le même schéma normatif.

⚠ Attention : Un marquage jaune permanent (hors chantier) est illégal en France : seul le blanc est admis sur voirie pérenne. Le jaune est réservé aux phases de travaux et doit être effacé ou recouvert à la fin du chantier sous peine d’amende.

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Questions fréquentes

Quelle largeur de trait pour une ligne axiale routière ?

La ligne axiale française (bande T2) mesure 2u soit 12 cm sur autoroute et 10 cm en agglomération. La cadence d’une T2 discontinue est de 3 m de trait + 10 m de vide.

Pourquoi certaines lignes sont jaunes au sol ?

Le jaune est réservé exclusivement à la signalisation temporaire de chantier. Il a priorité sur le blanc permanent et doit obligatoirement disparaître à la fin des travaux (effacement ou recouvrement).

Quelle est la différence entre T2 et T3 sur autoroute ?

La T2 (2u = 12 cm, cadence 3-10) est la ligne axiale en discontinu permettant le dépassement. La T3 (3u = 18 cm, cadence 3-3,5) délimite la rive d’autoroute le long de la bande d’arrêt d’urgence.

Quel texte de loi régit le marquage routier en France ?

L’arrêté du 16 février 1988 portant approbation de l’Instruction Interministérielle sur la Signalisation Routière (IISR) – livre I, 7ᵉ partie régit l’ensemble de la signalisation horizontale. Texte mis à jour en octobre 2024.

Qui peut effectuer un marquage routier sur voirie publique ?

Sur le réseau national et autoroutier, seules des entreprises certifiées ASCQUER (NF Marquage) peuvent intervenir. Sur voirie communale, la commune ou un applicateur agréé local peut réaliser le marquage.

Article mis à jour le 2026-05-26 par la rédaction Marquage-au-sol.fr.

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