La norme marquage routier encadre l’ensemble de la signalisation horizontale apposée sur les chaussées françaises : lignes de délimitation de voies, passages piétons, lignes d’arrêt, marquages de surface et dispositifs rétroréfléchissants. Respecter ce cadre normatif n’est pas une option pour les collectivités locales, les gestionnaires de routes départementales ou les entreprises intervenant sur voirie ouverte : c’est une obligation légale dont le non-respect engage la responsabilité civile et pénale du maître d’ouvrage. Ce guide technique complet détaille les textes de référence, les dimensions réglementaires, les types de lignes, les couleurs autorisées, les produits homologués et les exigences de performance à respecter pour un marquage conforme en 2026.
Le saviez-vous ? Selon le bilan annuel de la sécurité routière, plus de 15 % des accidents mortels en rase campagne impliquent un franchissement involontaire de ligne axiale. Un marquage lisible, conforme aux normes de rétroréflexion NF EN 1436, réduit significativement ce type de sortie de voie.
Le cadre réglementaire du marquage routier en France
Le socle juridique du marquage routier en France repose sur deux piliers complémentaires. D’un côté, le droit national : l’Instruction interministérielle sur la signalisation routière (IISR), 7e partie, intitulée « Marques sur chaussées », publiée par arrêté interministériel et régulièrement mise à jour par le Cerema (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement). Ce texte constitue la référence opposable pour tout gestionnaire de voirie relevant du réseau routier public. De l’autre, le droit européen harmonisé : les normes NF EN 1436 (matériaux de marquage routier — performances des marquages appliqués sur chaussée) et NF EN 1871 (matériaux de marquage routier — propriétés physiques) définissent les méthodes d’essai et les classes de performance applicables à l’ensemble des produits de marquage routier commercialisés dans l’Union européenne.
Le Code de la route (article R. 412-19 et suivants) confère au marquage horizontal force obligatoire pour l’usager : franchir une ligne continue est une infraction. La responsabilité du gestionnaire de voirie est engagée dès lors qu’un défaut de marquage — absence, usure excessive, non-conformité dimensionnelle — contribue à un accident. La jurisprudence administrative française est constante sur ce point depuis l’arrêt Commune de Bergerac (Conseil d’État, 1977).
Les routes nationales, autoroutes et routes à grande circulation relèvent de la compétence de l’État (DGITM/DREAL), tandis que les routes départementales, communales et les voies communautaires sont sous la responsabilité des conseils départementaux et des communes. Chaque gestionnaire doit s’assurer que les marques sur chaussée présentes sur son réseau respectent en permanence les prescriptions de l’IISR 7e partie.
La norme NF EN 1436 : performances des matériaux de marquage
La norme NF EN 1436 est la référence européenne centrale pour évaluer les performances des matériaux de marquage routier. Elle s’applique aux peintures, enduits à chaud, enduits à froid, bandes rétroréfléchissantes et tout autre produit destiné à former un marquage visible sur chaussée.
Cette norme définit des classes de performance pour chaque caractéristique mesurable :
| Caractéristique | Symbole | Classes (exemples) | Condition de mesure |
|---|---|---|---|
| Rétroréflexion (nuit, surface sèche) | RL (mcd/m²/lx) | R0 (≥0), R1 (≥100), R2 (≥150), R3 (≥200), R4 (≥300), R5 (≥400) | Sèche, angle d’observation 1,24° |
| Rétroréflexion par temps de pluie | RRW (mcd/m²/lx) | RW0 (≥0), RW1 (≥25), RW2 (≥35), RW3 (≥50) | Mouillée/pluie simulée |
| Luminance diurne (Qd) | Qd (mcd/m²/lx) | Q0, Q1 (≥100), Q2 (≥130), Q3 (≥160) | Lumière diffuse de jour |
| Contraste de luminance | Cv | Cv1, Cv2, Cv3 | Rapport marquage/chaussée |
| Résistance à la glissance (SRT) | SRT | S0 (≥45 SRT), S1 (≥50 SRT), S2 (≥55 SRT) | Pendule de frottement |
Le SETRA (aujourd’hui Cerema) recommande pour le réseau principal un minimum de classe R2 en rétroréflexion sur surface sèche et RW1 par temps mouillé. Sur les voies à fort trafic nocturne, la classe R3 ou R4 est préconisée. Les cahiers des charges des marchés publics de marquage doivent impérativement référencer ces classes.
À retenir : La norme NF EN 1436 ne fixe pas une classe unique valable pour tous les réseaux. C’est le gestionnaire de voirie qui choisit les classes de performance adaptées à son niveau de service, au volume de trafic et aux conditions météorologiques locales, puis les impose contractuellement à l’entreprise de marquage.
La norme NF EN 1871 : propriétés physiques des matériaux
Complémentaire de la EN 1436, la norme NF EN 1871 porte sur les propriétés intrinsèques des matériaux de marquage routier avant et après leur application : viscosité, temps de séchage, résistance au fluage, point de ramollissement (pour les enduits à chaud), adhérence sur support bitumineux ou bétonné, teneur en pigments et en microbilles de verre.
Les microbilles de verre jouent un rôle essentiel dans la rétroréflexion : incorporées dans la masse du produit (prémélange) ou déposées en surface par saupoudrage immédiat après application, elles renvoient la lumière des phares des véhicules vers le conducteur. La norme EN 1423 définit les caractéristiques des microbilles de verre postmélangées, et la norme EN 1424 celles des microbilles prémélangées.
Pour les produits structurés (plots, bandes à relief, profilés thermoplastiques), la norme NF EN 1790 s’applique. Elle évalue notamment la hauteur maximale admissible des reliefs (pour ne pas perturber le comportement des deux-roues) et leur durabilité sous trafic.
Types de lignes : lignes continues, discontinues et modulation
L’IISR 7e partie définit une nomenclature précise des types de marques sur chaussée. On distingue :
Les lignes longitudinales, qui délimitent les voies de circulation dans le sens de la marche. Elles peuvent être continues (franchissement interdit) ou discontinues (franchissement autorisé sous conditions). La modulation d’une ligne discontinue — c’est-à-dire le rapport entre la longueur des tirets et celle des intervalles — est codifiée par le système T1, T2, T3.
Les lignes transversales : lignes d’arrêt (stop), lignes de cédez-le-passage (cédez au piéton), passages piétons (marquage en bandes blanches perpendiculaires à la direction de marche).
Les marques de surface : flèches de direction, inscriptions (« STOP », numéros de voie, symboles), hachures (zones neutres), zébras (zones à ne pas chevaucher).
| Modulation | Longueur tiret | Longueur intervalle | Domaine d’emploi |
|---|---|---|---|
| T1 | 3 m | 10 m | Agglomération, vitesse ≤ 50 km/h |
| T2 | 3 m | 10 m (mêmes valeurs, largeurs plus grandes) | Routes hors agglomération, vitesse 70-90 km/h |
| T3 | 13 m | 26 m | Voies express, autoroutes, vitesse ≥ 110 km/h |
La ligne axiale (ligne de rive de voie au centre de chaussée) utilise en agglomération la modulation T1. Sur route nationale bidirectionnelle hors agglomération, la ligne de dissuasion — plus large et à tirets allongés — avertit l’usager de la dangerosité du dépassement avant une zone de ligne continue. Elle est tracée avec une modulation T2 renforcée.
Largeurs et dimensions normalisées par type de voie
Les largeurs de marquage sont directement liées à la vitesse maximale autorisée et au type de voie. L’IISR 7e partie distingue trois catégories de largeur, notées u1, u2 et u3 :
| Catégorie | Largeur nominale | Domaine d’emploi | Tolérance admise |
|---|---|---|---|
| u1 | 0,15 m (15 cm) | Agglomération, routes secondaires ≤ 70 km/h | ±10 % |
| u2 | 0,24 m (24 cm) | Routes nationales hors agglomération, RN | ±10 % |
| u3 | 0,30 m (30 cm) | Voies express, autoroutes | ±10 % |
La ligne de rives (bord de chaussée côté accotement) peut être portée à 0,25 m sur routes hors agglomération pour améliorer le guidage nocturne. La ligne d’avertissement (précédant une zone à ligne continue) présente une largeur équivalente à la ligne continue qu’elle annonce. Les passages piétons sont constitués de bandes blanches de 0,50 m de largeur minimale, espacées de 0,50 m, sur une longueur minimale de 2,50 m transversale à la chaussée.
💡 Astuce : Lors d’un chantier de réhabilitation de marquage, exigez un contrôle rétroréfléchissant (mesure au rétroréflectomètre selon EN 1436) avant réception des travaux. Un marquage neuf conforme devrait afficher au minimum 150 mcd/m²/lx (classe R2) sur surface sèche. Cette mesure à la réception vous protège en cas de litige sur la qualité des travaux.
Couleurs réglementaires et signification
La couleur du marquage routier est normalisée et porteuse de sens. L’IISR 7e partie distingue deux couleurs principales pour le marquage en France, auxquelles s’ajoutent des couleurs complémentaires pour des marquages de surface spécialisés :
| Couleur | Usage réglementaire | Exemples |
|---|---|---|
| Blanc | Marquage permanent | Lignes axiales, rives, passages piétons, flèches, inscriptions |
| Jaune | Marquage temporaire (travaux, déviation) | Signalisation de chantier, déviations de voie, arrêts de bus provisoires |
| Rouge / bordeaux | Marquage de surface : zones de danger, couloirs de transport en commun | Sas vélos, couloirs bus en agglomération |
| Vert | Marquage de surface : pistes et bandes cyclables | Voies vertes, pistes cyclables bidirectionnelles |
| Bleu | Stationnement payant, zones résidentielles | Places de stationnement en zone bleue |
Le principe fondamental est que le marquage jaune prime sur le marquage blanc lorsqu’ils coexistent sur la chaussée. Lors d’un chantier, les marques jaunes temporaires guident l’usager ; les marques blanches permanentes en dessous n’ont plus de valeur directrice tant que le marquage temporaire est présent. Cette règle de superposition est explicitement posée par l’IISR 7e partie.
Rétroréflexion et performance nocturne
La rétroréflexion est la propriété essentielle du marquage routier pour la sécurité nocturne. Mesurée en millicandelas par mètre carré et par lux (mcd/m²/lx), elle quantifie la lumière renvoyée vers l’observateur (le conducteur) par le marquage éclairé par les phares de son véhicule. Plus la valeur de RL est élevée, plus le marquage est visible de nuit.
La norme NF EN 1436 définit les conditions de mesure standardisées : angle d’éclairage de 88,76° (simule les phares d’un véhicule à une distance de 30 m), angle d’observation de 1,24° (position de l’œil du conducteur). Ces mesures sont réalisées soit en laboratoire sur des dalles tests, soit in situ sur chaussée à l’aide d’un rétroréflectomètre portable.
Le marquage humide constitue le principal défi de la rétroréflexion : un film d’eau sur la chaussée crée une interface optique qui peut diviser par dix la luminance perçue. Les produits de classe RW1 ou RW2 (rétroréflexion sous pluie) utilisent des microbilles de verre sphériques à haut indice (indice de réfraction ≥ 1,90) ou des billes de verre profilées assurant une émergence de tête même en présence d’un film d’eau. Pour les marquages à haute performance, les structures profilées (rainures transversales ou plots) permettent d’atteindre la classe RW3 (≥ 50 mcd/m²/lx sous pluie).
Produits homologués : peinture, enduits à chaud, enduits à froid et bandes
Les matériaux de marquage routier se répartissent en quatre grandes familles, chacune avec ses avantages techniques et ses contraintes d’application :
Les peintures routières (à base solvant ou aqueuse) constituent le matériau le plus économique et le plus largement utilisé en milieu urbain à faible trafic. Leur épaisseur d’application est de 0,3 à 0,8 mm. Elles atteignent généralement les classes R1 à R2 après saupoudrage de microbilles et présentent une durabilité de 1 à 3 ans selon le trafic. Elles doivent être conformes à la norme NF EN 1871 et porter le marquage CE.
Les enduits à chaud thermoplastiques sont appliqués entre 180 et 220 °C sous forme fondue, par extrusion ou pulvérisation. Leur épaisseur varie de 1,5 à 3 mm. Ils offrent une résistance mécanique supérieure (classe P3 à P5 de durabilité selon EN 1436) et une rétroréflexion initiale élevée grâce aux microbilles incorporées dans la masse. Ils sont recommandés sur routes à fort trafic (> 5 000 véhicules/jour) et sur les passages piétons à haute intensité.
Les enduits à froid bi-composants (résine méthyl-méthacrylate, MMA) sont appliqués sans chauffage mais nécessitent un mélange catalysé sur chantier. Leur résistance chimique et leur adhérence sur béton sont excellentes. Ils permettent des teintes colorées stables (rouge, vert) pour les marquages de surface cyclables. Leur durabilité peut atteindre 7 à 10 ans sur chaussée peu soumise aux engins de déneigement.
Les bandes préformées (en film plastique ou en caoutchouc) sont appliquées par thermo-soudage ou adhésif double face. Elles permettent des tracés complexes (flèches, inscriptions) avec une précision géométrique impossible à la machine de tracé. Elles relèvent de la norme NF EN 1790.
⚠ Attention : La mise en œuvre d’un marquage routier non conforme sur voie ouverte à la circulation engage la responsabilité du gestionnaire de voirie au titre de l’article L. 1er du Code de la route. En cas d’accident imputable à un défaut de signalisation horizontale, la collectivité peut être condamnée à indemniser les victimes sur le fondement du défaut d’entretien normal de la voie (CE, plénière). Les entreprises réalisant des travaux sans respecter les normes en vigueur peuvent en outre voir leur marché résilié pour malfaçon et se voir interdire de soumissionner aux marchés publics. Ne jamais utiliser de produit sans marquage CE attesté sur une voie publique.
Marquage permanent vs marquage temporaire : règles de coexistence
La distinction entre marquage permanent (blanc) et marquage temporaire (jaune) est fondamentale en gestion de chantier. L’arrêté du 26 juillet 1974 relatif à la signalisation des routes et autoroutes, tel que complété par l’IISR, impose des règles strictes :
Lorsqu’un chantier modifie les voies de circulation, le maître d’ouvrage des travaux est tenu d’effacer ou de masquer les marquages blancs permanents contradictoires avec le schéma de circulation temporaire. L’effacement peut être réalisé par grenaillage (projection d’abrasifs à haute vitesse), ponçage mécanique ou recouvrement opaque (pastilles ou bandes noires). Une simple superposition de marquage jaune sur marquage blanc lisible est insuffisante.
Après la fin du chantier, les marques temporaires jaunes doivent être supprimées et le marquage blanc permanent rétabli dans un délai que fixe le gestionnaire de voirie (généralement 8 à 30 jours ouvrés selon le CCTP du marché). Laisser coexister sur une longue période des marques jaunes et blanches contradictoires crée une situation de danger pour les usagers et constitue un manquement contractuel.
Le saviez-vous ? En France, environ 12 000 km de marquage sont réalisés chaque année sur le réseau routier national, hors réseau communal. Le coût annuel de l’entretien du marquage routier pour l’État et les collectivités est estimé à plus de 300 millions d’euros selon les données DGITM 2024.
Certification et marquage CE des produits de marquage
Depuis l’entrée en vigueur du règlement européen sur les produits de construction (UE) n° 305/2011 (dit CPR), tous les produits de marquage routier vendus dans l’Union européenne doivent être couverts par une Déclaration de Performance (DoP) et porter le marquage CE. Ce marquage CE n’est pas une certification de qualité mais une attestation de conformité du système d’évaluation et de vérification de la constance des performances (EVCP).
Pour les matériaux de marquage routier, le niveau d’EVCP applicable est le système 2+ : le fabricant assure la maîtrise de la production en usine (FPC — Factory Production Control) et un organisme notifié agréé (laboratoire accrédité par le COFRAC en France) vérifie cette maîtrise de production. Les résultats d’essais attestant les classes de performance déclarées doivent être fournis à l’acheteur.
La Déclaration de Performance doit préciser :
– L’identification du produit (référence commerciale, type de liant, composition) ;
– Les normes harmonisées applicables (EN 1436, EN 1871, EN 1423, EN 1424 selon le cas) ;
– Les classes ou niveaux de performance pour chaque caractéristique essentielle ;
– La référence de l’organisme notifié ayant évalué le FPC ;
– Les coordonnées du fabricant et la date de publication.
Les acheteurs publics doivent exiger la production de la DoP et de la fiche technique du produit avant tout début d’exécution du marché. L’intégration de cette exigence dans le CCTP (Cahier des clauses techniques particulières) est une bonne pratique recommandée par le Cerema.
Entretien et durabilité : quand renouveler le marquage ?
L’usure du marquage est inévitable sous l’effet du trafic (frottement des pneumatiques), des agents atmosphériques (UV, gel-dégel) et des opérations d’hivernage (lames de sablage). La norme NF EN 1436 définit des classes de durabilité de la rétroréflexion (série P) permettant de suivre l’évolution des performances dans le temps :
– Classe P1 : durabilité courte (≤ 1 an) — peintures de signalisation légère ;
– Classe P2 : durabilité ≤ 2 ans ;
– Classe P3 : durabilité ≤ 3 ans ;
– Classe P4 : durabilité ≤ 4 ans ;
– Classe P5 et P6 : durabilité ≥ 5-6 ans — réservée aux enduits à chaud haute performance ou bi-composants.
Le seuil d’alerte pour l’entretien est généralement fixé à une rétroréflexion résiduelle de 100 mcd/m²/lx (classe R1). En dessous de ce seuil, le marquage est considéré comme insuffisant pour la sécurité nocturne et doit être renouvelé. Des campagnes de mesures rétroréfléchissantes in situ avec véhicule automatisé (type MLRS — Mobile Retroreflectometer System) permettent d’identifier les linéaires à renouveler en priorité sur un réseau.
Sur un parking ou voie privée industrielle, les gestionnaires d’entreprise peuvent appliquer les mêmes critères de renouvellement, en particulier lorsque la signalisation horizontale contribue à la sécurité des piétons dans la zone de circulation des engins. Consulter notre guide sur le marquage parking entreprise pour les prescriptions spécifiques au domaine privé.
Qui peut réaliser des travaux de marquage routier ?
La réalisation de travaux de marquage sur voie publique est soumise à plusieurs conditions :
Sur domaine public routier, les travaux doivent s’inscrire dans le cadre d’une autorisation de voirie (arrêté de circulation) et être confiés à une entreprise qualifiée. La qualification QUALIROUTES QB6 (marquage routier) délivrée par l’UPRA (Union Professionnelle des Routes et Aérodromes, groupe Qualibat) est la référence du secteur. Elle atteste des compétences techniques de l’entreprise, de son outillage et de sa maîtrise des normes. Dans les marchés publics de l’État et des grands conseils départementaux, cette qualification est souvent exigée ou équivalente.
Sur domaine privé (entrepôts logistiques, zones industrielles, parkings souterrains, centres commerciaux), aucune qualification obligatoire n’est requise par la loi. Cependant, il est fortement recommandé de faire appel à une entreprise spécialisée en marquage au sol maîtrisant les normes NF EN 1436 et ayant l’expérience des matériaux adaptés aux contraintes du site (trafic de chariots élévateurs, présence de produits chimiques, sols en résine ou béton poli).
Pour les marquages de sécurité incendie (voies engins, réserves d’eau, périmètres de sécurité), les prescriptions des référentiels SDIS (services départementaux d’incendie et de secours) et du Code du travail (article R. 4224-17) s’ajoutent aux normes de marquage routier. Les largeurs minimales de voies engins (4 m à 6 m) et les couleurs d’interdiction (rouge) sont fixées par l’arrêté du 31 janvier 1986 pour les établissements recevant du public (ERP).
À retenir : Que vous soyez une collectivité, un promoteur immobilier ou un responsable de site industriel, le choix de l’entreprise de marquage conditionne directement la durabilité et la conformité de votre signalisation horizontale. Vérifiez systématiquement que le prestataire propose des produits portant le marquage CE, fournit une Déclaration de Performance et réalise un contrôle rétroréfléchissant à la réception des travaux.
FAQ — Norme marquage routier
Quelle est la norme principale qui régit le marquage routier en France ?
Quelles sont les couleurs réglementaires du marquage routier français ?
Qu'est-ce que la modulation T1, T2, T3 du marquage routier ?
Le marquage CE est-il obligatoire pour les produits de marquage routier ?
Quelle est la durée de vie réglementaire d'un marquage routier ?
Qui peut réaliser légalement des travaux de marquage routier ?
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Article rédigé par la rédaction Marquage-au-sol.fr — Mis à jour le 2 juin 2026. Sources : IISR 7e partie (Cerema), normes NF EN 1436, NF EN 1871, NF EN 1790, règlement UE 305/2011 CPR, Code de la route art. R. 412-19.




